Le mot en D.

27 Juin, 2023

A cause du mot en D.

J’ai disparu, à cause du mot en D.

Le mot qu’il est à la mode de prononcer en Anglais. « Mental break down », ça sonne mieux : ça fait plus classe, plus sympa… mais ce n’est rien d’autre que se voiler la face, en réalité.


Parce que j’étais dans un endroit pas très classe, ni sympa, et que j’aurais voulu éviter. Je croyais vraiment qu’après toutes ces années et tout ce travail sur moi j’en étais capable.


Sauf que je n’ai pas réussi, et j’ai glissé glissé glissé vers le mot en D. Ce n’est pas ma première, et pourtant je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui m’arrive avant d’être dedans.

D'où je pars : seule dans le noir avec ma dépression.

D’où je pars…

Appelons un chat un chat.

La Dépression.
Ce n’est pas un si gros mot, mais c’est une bien sale réalité. Très mal comprise.


Non je ne suis pas juste fatiguée.
Non je ne suis pas juste triste « c’est normal ».

J’ai sombré dans un endroit où plus rien n’a de sens, où tu ne crois plus en rien, ni en personne et surtout pas en toi, où tout paraît trop difficile, trop dur et trop violent, où toutes les pensées qui règnent riment avec « à quoi bon? ».


C’est un tout petit peu plus qu’être juste fatiguée et triste « c’est normal ».

C’est pas vraiment normal non, mais ce n’est pas la fin du monde non plus. Le simple fait que je puisse le dire et le penser prouve que je suis en train de remonter, un pas devant l’autre, et petit à petit.

Plus le début, mais pas non plus tout à fait la fin.

Je voudrais pouvoir dire que c’est fini… ce n’est pas le cas, mais ça va un peu mieux. J’étais tout en bas, sans pouvoir bouger, et là je suis en train de remonter. Je ne suis pas en haut mais je suis en chemin, et ça c’est bien.

Ça me permet aussi de te dire merci, pour ton soutien qui me va droit au cœur même si tu ne le sais pas parce que répondre aux messages, et même les lire, c’était (c’est ?) trop pour moi. Mais je sais que tu es là et ça me remplit le cœur. Merci pour ça.

Aller vers le retour de la joie de vivre : debout face au Puy-de-Dôme

… où je tente d’aller.

Et après ?

Je remonte, sans pouvoir promettre que je ne re-sombrerai pas. C’est comme ça. En tout cas j’en profite pour apprendre et me construire un « après » qui me protège le plus possible du mot en D.

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